La place des chaînes spécialisées
dans le marché publicitaire québécois

Les revenus publicitaires des chaînes spécialisées francophones au Québec ont plus que quadruplé entre 1989 et 1996, passant de 4 millions $ à 18 millions $. Pendant la même période, les recettes des chaînes généralistes privées augmentaient de 17 %, et celles de Radio-Canada au Québec, de 18,7 %.

Les chaînes spécialisées se taillent tranquillement leur place dans le marché publicitaire de la télévision privée au Québec. En 1989, l'année où les premières d'entre elles ont été lancées, elles n'ont représenté que 1,4 % de ce marché. Trois ans plus tard, elles avaient atteint une part de 4,3 % et, en 1996, elles représentaient 5,3 % du marché. Cette croissance est toutefois très relative car on observe que, dans l'ensemble du Canada, la percée des chaînes spécialisées est beaucoup plus rapide. En effet, d'après des données du CRTC, les chaînes spécialisées canadiennes accaparaient 18,6 % de la tarte publicitaire de la télévision privée en 1996, soit plus du triple de la part qu'elles détiennent au Québec (5,3 %). Aux États-Unis, d'après la Federal Communications Commission, les services spécialisés vont chercher 15,6 % des revenus publicitaires télévisuels (4,9 milliards $ sur 31,3 milliards $).

N. B. Précisons que les données québécoises présentées ici, à l'exception de celles sur les chaînes généralistes privées, sont des estimations effectuées par l'économiste Marc Ménard , notamment à partir de chiffres à l'échelle canadienne compilés par le CRTC.