Juillet-août 1999

Financement du service public de radio-télévision:
le Canada fait bande à part

L'aide gouvernementale à Radio-Canada et aux télévisions éducatives a chuté de 28,8 % de 1995 à 1997. Aucun des 29 autres pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) n'a réservé un tel sort à son secteur public de radio-télévision. La règle a plutôt été de maintenir ou d'augmenter le financement public, comme en France (+2,9 %) et au Japon (+2,4 %). Après le Canada, c'est le gouvernement américain qui a le plus coupé son apport déjà «anémique» à la télévision publique avec une baisse de 4,7%.

Le financement public ne représentait plus que 16 % de l'ensemble des recettes du marché télévisuel au Canada en 1997, comparativement à 26 % en 1995, la proportion la plus faible de tous les pays du G-7 à l'exception à nouveau de nos voisins américains. Cela est attrribuable bien sûr à la baisse marquée du support de l'État au secteur public mais aussi à la croissance des revenus publicitaires (+13,5 %) et des abonnements (+9,1 %) qu'a connu l'ensemble du secteur télévisuel canadien.

 

Répartition des recettes du marché télévisuel en 1997

Le financement public pour le marché télévisuel canadien correspond aux fonds publics alloués à Radio-Canada (télévision et radio) et aux chaînes de télévision éducative.

Source : Perspectives des communications de l'OCDE, 1999.