L'écoute de la télévision de langue anglaise a régressé

L'entrée en scène d'une dizaine de canaux spécialisés de langue française depuis 1988 a sans doute permis d'accroître l'écoute de la télévision en français, tant au sein de la population francophone que chez les allophones. Et cela, même si l'offre anglophone augmentait elle aussi de manière importante au cours de la même période.

En effet, globalement, les parts de marché des réseaux anglophones généralistes et spécialisés ont chuté en l'espace d'une dizaine d'années d'un cinquième chez l'ensemble des francophones québécois et de 15 % chez ceux du grand Montréal. Selon les résultats du sondage réalisé à l'automne 1999, les Québécois francophones accordent quelque 7 % de leur temps d'écoute de la télévision à des émissions de langue anglaise. À Montréal, cette écoute atteint les 11 %, les francophones y ayant toujours fait une place plus grande aux émissions américaines et canadiennes anglaises.

Chez les allophones, la plus grande part des heures passées devant le petit écran va encore aux stations anglophones, mais leur popularité s'est quelque peu affaiblie. Les résidents du grand Montréal dont la langue maternelle n'est ni le français ni l'anglais accordent aujourd'hui moins de 65 % de leur écoute aux stations anglophones, comparativement à plus de 70 % à la fin de la décennie 1980.