juillet-août 2000

À propos des auditoires de la Société Radio-Canada

 

L'objectif premier d'une télévision publique est de rejoindre tous les publics et non d'être nécessairement la plus écoutée. En même temps, l'écoute totale du service public doit être suffisante pour que l'émulation qu'elle provoque évite que les diffuseurs privés ne s'endorment sur leurs lauriers. L'analyse des données BBM de l'automne 1999 pour l'ensemble du Québec montre que Radio-Canada remplit plutôt bien ces deux rôles.

D'une part, la télévision publique recueille une part tout à fait honorable &emdash;près du tiers&emdash; des heures d'écoute que les Québécois francophones accordent aux trois stations généralistes de langue française. TVA en obtient un peu plus de la moitié et TQS 17 %.

D'autre part, la portée globale de la chaîne publique est identique à celle du principal diffuseur privé (83 %). Même si les Québécois écoutent davantage TVA, un grand nombre d'entre eux trouvent donc à Radio-Canada au moins une émission qui les intéresse pendant la période de quatre semaines que dure le sondage.

De plus, comme le montrent les deux graphiques ci-dessous, la SRC jouit d'une portée égale ou supérieure à celle de TVA pour tous les groupes d'âge et tous les niveaux de revenus, à l'exception des personnes dont le revenu est inférieur à 20 000 $. Ces résultats concernant la portée sont d'ailleurs les plus utiles pour juger de la performance de Radio-Canada à qui l'on demande d'offrir une programmation qui s'adresse à tous les groupes de la population. Les données concernant les parts de marché ne tiennent pas compte de cette diversité.

 

Source : BBM, automne 1999; compilation du CEM