Nos observations


Numéro 19, mars 1997

L'AVENIR EN ROSE: PAS POUR LES QUOTIDIENS

Près de la moitié (48 %) des membres de la direction de quotidiens américains (éditeurs, rédacteurs en chef et directeurs du marketing) sont plutôt inquiets de l'avenir de la presse écrite. 34 % diagnostiquent en ce moment une condition ordinaire ou pas très bonne.


Les 888 dirigeants de quotidiens qui ont répondu au sondage de l'American Opinion Research croient que les coups vont venir d'une compétition plus féroce, particulièrement d'Internet et des autres services en-ligne. Si leur vision est juste, en 2006 ces nouveaux services seraient les principaux compétiteurs des quotidiens pour les revenus publicitaires. Les stations de radio, les autres quotidiens, les pages jaunes et les hebdos gratuits exerceraient une pression moins forte que maintenant.
Même si leurs motivations apparaissent plutôt défensives comme le montre le tableau suivant, 43 % des quotidiens américains sont présents sur Internet. Seulement 10% affirment en tirer des profits. Si tous les projets se concrétisent, 8 quotidiens sur 10 offriront des services en-ligne l'an prochain aux États-Unis.


Tirages

Les dernières données sur le tirage moyen des quotidiens canadiens montrent une baisse pour une sixième année consécutive. La chute est de 2,2%. Elle était de 3,3 % en 1995. La Presse connaît une diminution de 6,8 %, Le Soleil de 1,2 % et le Journal de Québec de 0,9 %. Le tirage de The Gazette n'a pas bougé alors que celui du Journal de Montréal a augmenté de 0,4 %.
À Paris aussi, la situation se détériore. La diffusion des quotidiens nationaux dans la ville lumière a fléchi de 3,1% au cours de la dernière année. La tendance s'accentue de mois en mois. Seuls le journal financier Les Échos et L'Équipe qui traite de sports échappent au courant.

Sources: The State of the Newspaper Industry, American Opinion Research 1996; Canadian Daily Newspaper Association; L'Écho de la Presse.

LE FINANCEMENT COMPARÉ
DE RADIO-CANADA

Le Canada est l'un des pays dont les fonds publics contribuent le moins per capita au financement de ses services publics de radiodiffusion.



Source: Canadian Forum, Novembre 1996


Comme le graphique suivant l'indique, les subventions gouvernementales représentent 70 % des revenus de Radio-Canada, ce qui place la Société au milieu du peloton des principales chaînes publiques. Les compressions de 188 millions qui vont s'appliquer le ler avril prochain vont modifier la part de l'État dans ses revenus. Elle passera sans doute en-deçà des 66 %.



Source: Données de Television Business International; tableau: CEM